Visiter Arras : Top 10 des lieux incontournables à ne pas rater.

Vous préparez votre venue à Arras ? Vous recevez des amis et vous ne savez pas où les emmener ? Vous êtes arrageois(e) et vous voulez en (sa)voir plus sur votre ville ? Pour une journée, un week-end, une semaine ou pour vous y installer ? Voici notre Top 10 des lieux incontournables à voir à Arras !

1 – Les Places, les façades flamandes et les enseignes sculptées.
Façades flamandes ensoleillées - Arras (©MD - danslesruesdarras)
1 – Les Places, les façades flamandes et les enseignes sculptées.

Un ensemble homogène unique au monde. Les 155 façades de style baroque-flamand de la Grand’Place, Place des Héros et rue de la Taillerie, toutes classées Monuments historiques comportent un rez-de-chaussée couvert par 329 arcades et 346 colonnes de grès, deux niveaux ordonnancés en pierre blanche et brique, un pignon à volutes et des décors sculptés.

Au Moyen-Âge, seuls les commerçants de la Grand’Place et de la Petite Place (Place des Héros) étaient autorisés à avoir « pignon sur rue ». De plus, Arras (Atrecht), comme toutes les villes médiévales construites en pan de bois et torchis, était sujette à bon nombre d’incendies. C’est pourquoi, sous l’impulsion des Pays-Bas espagnols, la Ville commença progressivement à être reconstruite en pierre tout en suivant scrupuleusement des règles d’urbanisme (1574 et 1583). Les deux places et la rue de la Taillerie qui les relient, ainsi ordonnancées, forment près de 17 000m² de surface dévolue au commerce. Et puisque les noms et la numérotation des rues n’existaient pas encore, les noms des activités, commerces ou auberges ont fleuris sur les façades.

Saurez-vous retrouver les enseignes d’anciennes auberges telles que « Les Trois Luppars », « La Licorne », « La Sirène », « Le Dragon », « L’Amiral », « La Harpe », « Au Chaudron », « Au Heaume », des activités du Moyen-Âge telles que le forgeron, le verdurier (marchand de fruits et légumes), le maselier (boucher/charcutier), l’arpenteur, le claveteur (marchand de clous), le chapelier ou encore les hauts lieux de l’époque tels que la Halle aux draps ou la Maison du Marché ?

2 – La montée au Beffroi et la descente dans les boves.
Façades flamandes et le beffroi de nuit - Arras (©MD - danslesruesdarras)
2 – La montée au Beffroi.

Classé Monument historique en 1840, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005, désigné Monument préféré des Français en 2015 et reconstruit à l’identique à deux reprises, le Beffroi est le symbole d’Arras. Surmonté d’une couronne en hommage à Charles Quint et du Lion d’or agrippant le soleil incarnant Louis XIV, le beffroi représente à lui seul la riche et longue histoire de la ville.

Depuis 1554, date de son inauguration, les guetteurs grimpent à son sommet pour surveiller les alentours et prévenir d’une invasion. C’est maintenant votre tour de prendre de la hauteur et de découvrir Arras à 55 mètres de haut. En revanche, vous ne pourrez pas demander une augmentation comme les guetteurs qui eurent du mal à atteindre les 75 mètres par les escaliers et ce plusieurs fois par jour. Vous, vous y monterez par ascenseur et quelques marches.

Une fois redescendus et remis de la splendide vue, aventurez-vous dans les boves, un surprenant réseau de galeries sous la ville.

3 – La Cathédrale Notre-Dame et Saint-Vaast.
Cathédrale Notre-Dame et Saint-Vaast - Arras (©MD - danslesruesdarras)
3 – La Cathédrale Notre-Dame et Saint-Vaast.

Près de 60 ans (1774-1833) et deux architectes de renom, P. Contant d’Ivry et F. Verly ont fallu pour édifier cette merveille de style classique. Dévastée en 1915, il faut remercier P. Paquet et attendre encore 14 ans pour qu’elle renaisse de ses cendres. Ceci dit, la Cathédrale Notre-Dame et Saint-Vaast n’a jamais été aussi belle qu’au coucher du soleil avec cette teinte orangée.

Si vous avez l’oeil, trois petits rats et un lion, les symboles d’Arras se cachent à proximité, saurez-vous les retrouver ?

4 – L’Abbaye Saint-Vaast et le musée d’Arras.

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Devinette : J’ai 570 menuiseries, je mesure 220 mètres de long pour 80 mètres de large, j’ai tantôt 85 ans, 249 ans et 1 352 ans. Je possède 3 cours, 3 niveaux, 3 travées d’avant-corps. Je suis à l’origine de la ville d’Arras et une légende indique qu’un ours avait trouvé refuge dans l’ancien temple avant d’être chassé par Saint-Vaast qui venait se recueillir à son emplacement. Vous l’avez reconnue, il s’agit de l’Abbaye Saint-Vaast, fondée en 667, reconstruite vers 1770 puis en 1934, qui abrite aujourd’hui un musée, des expositions temporaires, une médiathèque, des archives et certains services municipaux.

Vous êtes curieux et vous souhaitez voir comment était Arras au XVIIIe ? Profitez d’aller voir les oeuvres exposées au Musée pour découvrir le plan-relief de la Ville. Bienvenue à Lilliput ! 🙂

5 – Le circuit des hôtels particuliers.

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Atrecht/Arras est devenue officiellement française en 1659 avec le Traité des Pyrénées après deux batailles en 1640 (évoquée dans Cyrano de Bergerac) et 1654 (l’épisode du secours d’Arras) remportées par Louis XIII puis son fils Louis XIV, alors au tout début de son règne.

Le Roi-Soleil souhaite marquer durablement le royaume de France et le Monde par des conquêtes mais aussi par les Arts, l’exemple par excellence étant la construction du Château de Versailles. C’est ainsi que le roi et ses architectes créent l’architecture classique (à partir du milieu du XVIIe siècle), issue de l’admiration de l’Antiquité et la Renaissance, basée sur l’équilibre, la rigueur, l’ordonnancement et la symétrie. Ainsi standardisée, tous les propriétaires, nobles ou bourgeois font construire en ville leurs résidences ; riches et imposantes tels que les hôtels particuliers ou plus sobres et réduites comme les maisons bourgeoises en pierre.
Arras n’échappe pas à la règle et dispose, encore aujourd’hui, d’une trentaine d’hôtels particuliers, les plus célèbres sont l’hôtel de Guînes, l’hôtel Dubois de Fosseux, l’hôtel de Beauffort ou encore l’hôtel Lefebvre-Cayet. D’autres le sont moins mais sont néanmoins impressionnants : les hôtels de La Basecque, de Gouve, de Lur-Saluces, de Cardevacque ou Danten.
Retrouvez notre circuit des hôtels particuliers en cliquant ici. (en ligne)

Saviez-vous que l’Abbaye reconstruite vers 1770 a suivi les canons du classicisme français, sur le modèle d’un hôtel particulier ?

6 – Les rues Art déco.

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Détruite à plus de 80% lors du premier conflit mondial, Arras, comme la plupart des villes martyres de la Première Guerre mondiale se reconstruit en suivant deux logiques : la reconstruction à l’identique (d’où le classement post-conflit des façades des places) ou la reconstruction dans le style Art déco, style apparu vers 1910 et largement diffusé dans les années 1920-1930 notamment avec l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui s’est déroulée à Paris en 1925.

C’est grâce à près de 250 architectes tels que Arsène Bical, Jean Lacoste, Oscar Pollet, Honoré Pons, Ludovic Roussel, Georges Trassoudaine ou encore René Trubert que la ville se classe parmi les villes comportant le plus important patrimoine Art déco. Nous retrouvons ces immeubles en majorité dans les rues commerçantes de l’hypercentre : les rues Désiré Delansorne, Ernestale, Saint-Aubert, Gambetta ainsi que sur le boulevard de Strasbourg. [en savoir plus]

Savez-vous quels sont les principes fondateurs du style Art déco ?

7 – La richesse des autres places.

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Anciennement place du Marché aux Poissons (Place du Minck en flamand occidental), la Place du Théâtre forme le troisième coeur marchand de la ville. Un des derniers témoignages de cette période est « l’Ostel des poissonniers », la somptueuse demeure au fronton flamand entouré par deux sirènes symbolisant les rivières du Crinchon et de la Scarpe. Elle est la plus ancienne place. A proximité immédiate du centre religieux de Saint-Vaast, le Châtelain y avait sa résidence (en lieu et place du Théâtre), d’où un ancien nom : la Place du Châtelain. Ici se mêlent aux pavés, des immeubles de style classique comportant encore les millésimes/dates, le Théâtre (édifié en 1785), l’hôtel de Guînes (1740), la maison de Robespierre (1730) et d’imposants immeubles Art déco : « la Maison Bleue », les Galeries Modernes, l’ancien « Central Hôtel », ou encore le n°4 aux influences Art Nouveau.

Là où passait le Crinchon qui formait un gué (Wez) et faisait tourner un moulin. Ce moulin à eau appartenait à la Dame Esmain. La rivière passe sous les pavés, le moulin n’est plus, cependant le nom du gué de cette dame est resté, devenant place du Wez de Dame Esmain, Place du Wetz-d’Amain. Cette place faisait face à l’hôpital Saint-Jean fondé en 1178, considérablement agrandi en 1715 et détruit dans les années 1970.
L’ancien refuge de l’abbaye du Mont-Saint-Eloi (1450) se trouve sur cette place. Il s’agit du dernier vestige médiéval de la commune, comprenant un bâtiment délabré recelant des peintures Renaissance, un portail d’entrée et une maison à tourelle, ancienne conciergerie datée de 1583. [en savoir plus]

Ancien port intérieur creusé en 1602 et rebouché en 1891, la Place de l’Ancien Rivage a conservé des témoignages de son passé portuaire. En effet, quelques maisons sont encore ornées d’enseignes représentant des ancres et des navires (nef), mais la plus surprenante reste la maison aux atlantes-salamandres et dragon, installée juste à côté de l’Hospice Saint-Eloi, fondé par Robert Leriche vers 1675 avec sa tourelle carrée.

Unique place octogonale de France, la Place Victor Hugo est le coeur de la basse-ville, nouveau quartier créé entre la Citadelle, la Cité et la Ville par l’architecte P-L. Beffara vers 1750 grâce au comblement d’anciens marécages avec les déblais des vieux remparts et de l’ancienne abbaye Saint-Vaast. Elle comprend une vingtaine de jolies façades homogènes de style classique, la somptueuse façade arrière de l’hôtel de Beauffort ainsi qu’une fontaine réalisée par F. Fruit, une obélisque de L. Posteau, des bornes de grès et chaînes rappelant le marché aux bestiaux qui s’y déroulait.

Berceau de la création d’Arras, la Place de la Préfecture formait le centre de Nemetacum, village romain fondé en -15 av. J.C. sur la colline Baudimont et capitale des Atrébates, où s’y trouvait un temple dédié à Jupiter. Détruit par les Vandales en 390, Saint-Vaast, envoyé par Clovis vers 490, fit entreprendre la construction d’une église et d’un évêché en lieu et place du temple païen. A nouveau détruite par les Normands (882) puis par une tempête (Xe siècle), elle fut reconstruite à deux reprises. La grandiose Cathédrale Notre-Dame-en-Cité, édifiée en 1092 dans le style gothique, longue de 112 mètres et large de 65 mètres, qui comprenait une tour atteignant les 78 mètres fut détruite à la Révolution française. L’évêché, reconstruit en 1759 et occupé à la Révolution, devint l’hôtel de la Préfecture sous Napoléon Ier. Malgré la destruction de bon nombre d’édifices religieux, il fut décider l’érection d’une nouvelle église : l’église Saint-Nicolas-en-Cité en 1839, qui subsiste encore aujourd’hui, tout comme quelques maisons canoniales des XVIIe et XVIIIe siècle vers la rue Notre-Dame et vers la rue Baudimont.

La ville comporte beaucoup d’autres splendides places aux ambiances bien différentes, tout comme les façades Régionalistes de la Place de la Vacquerie et son marché aux fruits et légumes ; la Place Foch et ses chefs-d’oeuvre Art déco ; la Place Saint-Etienne discrète et arborée ; la Place d’Ipswich où vous pourrez emprunter un livre dans une cabine téléphonique anglaise ; la Place de la Madeleine encadrée par le monumental portail de l’abbaye, deux splendides hôtels particuliers (notre circuit ici) (en ligne) et l’Institution Saint-Jo ; la Place Sainte-Croix pour démarrer une visite des vieux quartiers classiques de la ville ; la Place du Marché aux Poissons semi-circulaire où se dressaient des halles ; ou encore la Place de l’Abbé-Pierre pour manger une frite devant les jouteurs de la Darse Méaulens avant de contempler l’ancien corps de garde de la Porte Méaulens.

Saviez-vous qu’à la place de la majorité des places d’Arras se trouvaient des églises ?

8 – Les ouvrages militaires.

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Direction l’ouest du centre-ville pour découvrir les ouvrages militaires antérieurs au XVIIIsiècle : la Citadelle, les Casernes Schramm et le Bastion des Chouettes.

« La Belle Inutile », telle fut le nom longtemps donné à la Citadelle d’Arras : symbole du riche passé militaire de la ville et symbole de son renouveau. La Citadelle a été édifiée entre 1668 et 1680 par Sébastien Le Prestre de Vauban, sur ordre de Louis XIV en 1667, quelque temps après la conquête de la ville. Elle était conçue pour défendre la ville et le royaume grâce à un système défensif qui fera la renommée de Vauban : un plan pentagonal encadré par cinq bastions (d’Anjou, d’Orléans, de la Reine, du Dauphin et du Roi), de cinq magasins à poudre, cinq demi-lunes et lunettes, une place d’Armes rectangulaire autour de laquelle étaient disposées six casernes abritant 1500 soldats et officiers (les quartiers Neuf, du Lieutenant du Roi, du Major, de l’Equerre, du Curé), une cantine, la chapelle Saint-Louis (1673), un Arsenal (1678) et deux portes (les Portes Royale et Dauphine). Entre 1886 et 1998, la Citadelle ou Quartier Turenne s’élargira avec l’ouverture de trois courtines (1891) et la construction de bâtiments qui vinrent s’ajouter ou remplacer ceux d’origine : infirmerie, hangars à ballons et de matériels, un ordinaire, un foyer et de nouvelles casernes.

A quelques mètres de la place Victor Hugo se dressent les casernes Schramm, construites entre 1681 et 1700, pour abriter encore plus de soldats, qui logeaient jusqu’alors chez l’habitant ou dans de petits casernements en centre-ville. Longs de 140 mètres chacun, les trois casernements principaux semblent interminables : bâtiments de Saint-Aubert, du Gouverneur et des Archers, auxquels s’ajoutent trois pavillons : ceux des Officiers et de Saint-Nicaise. Des écritures allemandes se trouvaient sur un bâtiment, témoin du passage de la Wehrmacht en 1940.

Le Bastion des Chouettes ou de Roeux est le dernier témoin des fortifications qui ceinturèrent la Ville depuis des siècles et qui furent démolies entre 1891 et 1896.

Ces anciennes casernes sont en reconversion depuis quelques années et abritent aujourd’hui des centaines de logements et activités. Le symbole par excellence de ce renouveau est l’organisation dans la Citadelle d’un des plus importants festivals de musique d’Europe : le Main Square Festival.

9 – Nemetacum
Nemetacum - Arras (©nordmag.fr)
9 – Le site antique de Nemetacum/Nemetocenna

Plus de 2 000 ans nous séparent de l’origine de la ville d’Arras. Fondé par les romains en -15 avant J.C., le village Nemetacum/Nemetocenna, situé sur la colline Baudimont, était la capitale des Atrébates, un peuple gaulois occupant l’Artois. Comme il a pu être précisé plus haut, l’église Saint-Nicolas-en-Cité a remplacé la somptueuse Cathédrale Notre-Dame-en-Cité, qui elle-même avait remplacé un temple dédié à Jupiter avant le VIe siècle. Le castrum, d’une forme rectangulaire, comprenait la Place de la Préfecture, le Lycée Baudimont et le site archéologique.

Savez-vous qui était Comnius/Commios/Come l’Atrébate ?

10 – La Carrière Wellington et le Cimetière du Faubourg d’Amiens

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Arras, ville martyre détruite à près de 80%, n’était située qu’à quelques kilomètres de la ligne de front pendant la Première Guerre mondiale. Sa centralité au coeur de la région et sa proximité avec l’ennemi allemand en ont fait le lieu idéal pour le départ d’une offensive d’importance initiée lors de « la semaine de la souffrance », coordonnée entre les canadiens à Vimy, les britanniques à Arras et les français sur le « chemin des Dames » en avril 1917.
Pour surprendre l’ennemi et éviter les pertes humaines, les généraux de la couronne donnèrent pour mission à un contingent de 500 mineurs volontaires néo-zélandais de creuser à 20 m de profondeur un vaste réseau de tunnels et galeries aménagées reliés aux carrières jusqu’à la ligne de front. Il fallut 5 mois de travail acharné des néo-zélandais pour venir à bout de ce véritable labyrinthe qui s’étendait sur plus de 20 km. Pendant ce temps, près de 24 000 soldats de l’empire britannique parvinrent convois après convois à Arras, ils s’engouffrèrent dans ces carrières et en sortirent quelques semaines plus tard pour l’assaut du lundi 9 avril 1917. [en savoir plus]

La Carrière Wellington est la plus célèbre d’entre elles et le lieu incontournable du tourisme de mémoire à Arras avec le Cimetière du Faubourg d’Amiens.


N’hésitez pas à partager ce Top 10 des lieux incontournables d’Arras. Bonne visite 🙂
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A bientôt dans les rues d’Arras …

Max. D. // @danslesruesdarras
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2 réflexions sur « Visiter Arras : Top 10 des lieux incontournables à ne pas rater. »

  1. Super article ! J’aime beaucoup les petites apartés 😍. Ça donne envie de découvrir Arras !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup 🙂 N’hésite pas à partager l’article autour de toi et à bientôt dans les rues d’Arras 😉

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